Olivier Martinelli – La nuit ne dure pas (13e Note, 2011)

L’autre jour Nico m’a ramené un bouquin : « Tiens regardes c’est un livre sur les kids. Lis-le, il est vraiment sympa ».

Les Kids ou l’abregé de Kid Bombardos, les furibonds Bordelais du rock Français. Pour les avoir cotoyé plusieurs fois, je peux dire que j’apprécie autant leur musique que les personnages qu’ils sont.

Ecrire un roman sur un groupe qui a commencé comme tout le monde son combat dans l’underground et qui à force de travail et de rounds arrive à se hisser sur les plus belles scènes hexagonales, n’est pas souvent chose aisée. En effet, quand on voit un livre sur un « band », on se dit : « Encore un biopic… Comme tant d’autre ! ». Mais là c’est une bonne surprise. À partir d’un groupe réel, il a crée une histoire.

Dans la Fratrie Martinelli je demande Olivier…

Olivier Martinelli s’est attelé à la tâche pour nous sortir un roman plein de fougue et de jeunesse. Abordant divers thèmes : l’amour, les déboires, le questionnement… Tout ça sur fond de rock’n’roll, le rock des Kid Bombardos (ses neuveux). Un roman en 3 actes, vu à la 1ère personne par les 3 frères membres du groupe. À la lecture de ce bouquin, on sent ce qui anime l’auteur et les personnages : le combat. Jamais lacher prise dans l’adversité, toujours se relever, ne pas broncher, panser ses blessures, baisser la tête et foncer. Comme la musique des Kids quoi. Olivier Martinelli a bien reussi à retranscrire cette ambiance loin des « baby rockers » édulcorés.

Un petit extrait.
 » Le régisseur est venu nous trouver.
– Faut y aller les gars. Elles vont vous bouffer tout cru.
Dom a répliqué :
– On n’est pas comestibles.
Mon frère, pour bien marquer sa différence avec les groupes à la mode, portait un simple jean avec un débardeur blanc. Pas de chemise. Pas de cravates. Il voulait que les gens viennent à lui pour la musique, pas pour autre chose. Cette fois, on a entamé notre set par « Running man », notre morceau le plus lent. Il voulait les cueillir en douceur pour accélérer tout au long du concert. Que personne n’ait le temps de souffler.
Au deuxième morceau, les deux guitares ont bondi en même temps. C’était le signal. À partir de ce moment, on ne les a plus lâchés. À chaque nouvelle chanson, on gagnait en puissance. Mes frappes se faisaient de plus en plus lourdes. Arthur triturait sa basse en se tordant en tout sens comme s’il s’était pris dans les fils électriques.
Quand j’ai commencé à marteler les toms pour le dernier morceau, Dom s’est approché du micro. Il a dit par-dessus la batterie :
– On est Kid Bombardos. On est là pour durer ».

Acheter ce livre.

Bibliographie d’Olivier Martinelli :
Comme un creux (Editauteur, mai 2005)
Fanzine (Poussière Editions, novembre 2006)
D’or est leur silence (Editions Singulières, juin 2009)
La nuit ne dure pas (Editions 13e Note, avril 2011)

Plus d’infos :
Les Editions 13e Note.

Une petite douceur le dernier clip des Kids Bombardos :

Crédit Photo : Jean-Luc Bertini.

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